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[Profil] Riccardo Rodriguez

 
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Riccardo Rodriguez
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MessagePosté le: Sam 26 Juil - 11:22 (2008)    Sujet du message: [Profil] Riccardo Rodriguez Répondre en citant

L'homme a le visage buriné par le soleil, et des rides parcellent son front. Une barbe touffue, où pointent des poils de couleur sel, encadrent un visage taillé à la serpe et au menton fort. Un cigarillo émerge de sa bouche aux lèvres sêches et crevassées, tandis qu'un sombrero défraichi semble vissé sur sa tête. Un poncho de couleur pourpre recouvre des vêtements de couleur sombre, sur lesquels détonnent étrangement deux ceintures garnies de munitions. Deux revolvers à crosse de couleur argentée pendent sur ses hanches.

Mes amis, laissez-moi vous conter l'histoire de cet homme. Laissez-moi vous conter l'histoire de Riccardo Rodriguez.

Riccardo est né d'une mère indienne, de la tribu des Pueblos, et d'un père mexicain, chef d'une bande de desperados sévissant au sud du Rio Grande. On ne peut prétendre que ses parents se soient connus, ni aimés. Non, tristement, Riccardo est le fruit du viol d'une indienne par un vulgaire pillard chicanos. Une origine tristement banale en ces temps troublés. Elevés par les indiens jusqu'à ses douze ans, ses retrouvailles avec son père ne furent guère les bienvenues. Le vieux desperado, apprenant qu'il avait un fils, se mit en tête de le reprendre à sa mère, et kidnappa Riccardo le jour de son douzième anniversaire, estimant qu'il était assez âgé pour vivre la "grande aventure" à ses côtés.

Contraint et forcé, Riccardo s'adapta à la vie rude des desperados. Remplissant d'abord le rôle d'espion et de messager, Riccardo grandit en apprenant à se servir d'un revolver et d'un couteau, et il finit par commettre l'irrémédiable, tuant un homme alors qu'il n'avait pas quatorze ans. Cet acte lui valut le respect des desperados aux ordres de son père, et l'intégration définitive à la bande. Ainsi, Riccardo vécut de pillages, attaques à main armée et autres rapines jusqu'à l'âge de vingt et un ans. Mais plus le temps passait, plus il ressentait un profond mal-être, fruit des meurtres commis par lui et par ses pairs. Au contact des indiens, il avait appris le respect des choses et des gens, et sa vie se détournait tant de ces préceptes qu'il en était souvent malade.

Vint ce jour maudit où son père ordonna la mise à sac d'un petit campement indien, dont un membre lui avait soit-disant manqué de respect dans la ville avoisinante. Riccardo, pourtant aguerri par la rude vie de bandit, fut choqué par la violence de l'assaut et les scènes de massacre et de viol qui s'ensuivirent. La nuit, pendant que la bande s'adonnait à une beuverie sans limites, il s'approcha de son père, qui cuvait son vin, et lui enfonca une lame de plusieurs pouces dans le coeur. Au petit matin, Riccardo avait disparu, emmenant dans ses fontes tout l'or qu'il pouvait emporter.

Au terme d'une poursuite de plusieurs jours, Riccardo trouva refuge dans un petit village mexicain. Les péons le cachèrent pendant plusieurs jours, et Riccardo se décida à rester dans le village. Avec la petite fortune dont il disposait, Riccardo acheta une petite maison avec un champs, et décida de se lancer dans la culture de celui-ci. Le temps passa, paisiblement, et Riccardo se maria à la jeune Dolores Galvez, fille du maréchal-ferrand. Bientôt, Dolores tomba enceinte, et le couple s'apprêtait à vivre le meilleur dans ces terres pourtant inhospitalières.

Pourtant, une nuit, tout bascula. Des hurlements réveillèrent le village, et les hommes sortirent dans les rues pour se rendre compte que des cavaliers hurlants et vociférant balancaient des torches dans la plupart des bâtiments. Riccardo s'empara d'une fourche, et réussit à empaler l'un des assaillants, mais aussitôt, il recut un coup sur la tête, et tomba sur le sol, inanimé. A son réveil, Riccardo eut la vision d'horreur d'un village calciné... Des cadavres jonchaient le sol, des femmes dénudées semblaient dormir face contre terre... Les yeux hagards, Riccardo courut vers sa maison, mais son espoir était vain. Dolores semblait dormir par terre, mais sa tête était inclinée selon un angle tout à fait impossible...

Riccardo hurla. Longtemps.

Quelques jours plus tard, il réunit les rares survivants, et les incita à organiser la défense du village. Les desperados responsables du massacre campaient à quelques lieues de là, en toute impunité. Riccardo déterra alors ce qu'il restait du trésor qu'il avait emporté avec lui il y a quelques années, et en donna une part à Esteban, l'un de ses amis, le chargeant d'aller avec quelques hommes acheter des armes et des munitions à la ville "blanche" la plus proche. Quant à lui, il resterait avec les hommes pour donner une nouvelle physionomie au village. En quelques jours, celui-ci fut garni de fosses emplies de pieux, de cordes suspendues, de flêches à déclenchement. Tout ce que Riccardo avait pu apprendre durant sa vie de desperado fut mis en pratique pour faire du village un piège mortel. Esteban revint quelques jours plus tard, avec une vingtaine de fusils et des munitions en abondance. Riccardo arma alors ses compagnons, et les entraina quelques jours encore, leur expliquant le plan qu'il avait concu pour se venger.

Lorsque les Desperados virent le péon habillé de guenilles entrer dans le saloon, visiblement ivre, et commander la chambre la plus chère, ils décidèrent tout simplement de le dépouiller. Le soir venu, le péon fut attiré dans une grange à l'écart, et battu à mort. Le péon finit par avouer qu'il avait trouvé tout cet or dans un village en ruines, à quelques lieues de là, caché dans une maison abandonnée. Il n'avait pas pu tout ramener, et il était prêt à y conduire les desperados si ceux-ci lui accordaient la vie sauve.

Méfiants, les desperados vinrent en nombre, ne laissant à leur campement que quelques hommes de garde. Leur chef ne prit pas la peine d'accompagner l'expédition. Lorsqu'ils arrivèrent dans la ville déserte, le péon les guida jusqu'à une petite ruelle, mais soudain, il s'engouffra dans une maison dont il referma vivement la porte. Riccardo, car c'était lui, siffla alors trois fois, et un déluge de fer et de poudre s'abattit sur les bandits, venu des toits des maisons avoisinantes. Dans la panique générale, les bandits chevauchèrent vers la rue centrale, où les attendaient les fosses hérissées de pieux. Sous les hurlements d'agonie de leurs camarades, quelques uns tentèrent de s'enfuir, mais le feu nourri, et les pièges disséminés partout, les faisaient tomber comme des mouches. Bientôt, le silence revint, et la poussière finit par se soulever pour découvrir un sol jonché de cadavres et d'hommes agonisants. Les péons descendirent des toits et achevèrent chaque homme qui respirait encore, les lèvres serrées et le regard fermé.

Plus tard dans la nuit, le campement des desperados fut attaqué. Les bandits tombèrent rapidement. Leur chef, seul, survécut quelques temps. Une nuit, en fait. Une nuit durant laquelle Riccardo appliqua sur lui les pires tortures apprises du temps où il vivait encore aux côtés du peuple des plaines. Une nuit percée des hurlements de douleur du chef des desperados, hurlements qui faisaient frissonner les péons eux-mêmes, qui s'étaient regroupés pour un bivouac à quelques centaines de coudées de là.

Le fait d'armes de Riccardo et de sa bande fut bientôt le principal sujet de conversation dans les villages avoisinants, vivant sous la coupe des bandes de desperados qui courraient la prairie. Bientôt, plusieurs péons décidèrent de le rejoindre, et ce furent bientôt des villages entiers qui décidèrent de se mettre sous sa protection. Riccardo avait utilisé tout ce qu'il restait de son butin, ainsi que l'or trouvé sur les cadavres des banditeros, pour acheter les matériaux nécessaires à la reconstruction de son village. Il rebaptisa celui-ci "Santa Florida".

Durant les années qui suivirent, Riccardo se rendit célèbre dans les environs pour ses actions punitives contre les raiders mexicains, indiens et cow-boys. Son influence grandit, progressivement, et il décida bientôt de créer une Alliance, une Alliance qui permettrait enfin aux péons de vivre en paix et de prospérer.

Riccardo Rodriguez avait 37 ans. Il venait de créer La Main Noire...


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MessagePosté le: Sam 26 Juil - 11:22 (2008)    Sujet du message: Publicité

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